Expertise Réflexion sur l’avenir des jeunes docteurs Le 14 juin 2014 au cours du Colloque International « Politique et idéologies en didactique des langues : acteurs et discours » et du 3e Séminaire doctoral international « Appropriation et transmission des langues et des cultures du monde », l’Association Transit-lingua a conçu et proposé une Table ronde intitulée « De la recherche à l’emploi : quelles “migrations”, quel “métier” pour les jeunes docteurs ? » Fidèle à son désir de privilégier la synergie de réseaux construits à l’échelle européenne et internationale, mêlant chercheurs et praticiens seniors et juniors et de mettre en relation différents secteurs de la recherche universitaire avec d’autres secteurs, publics et privés, Transit-lingua s’interroge sur le sort des jeunes docteurs une fois diplômés. Car si leur parcours professionnel devrait aboutir à un emploi d’enseignant chercheur dans le lieu d’élection « naturel » à savoir à l’Université, pour des raisons abondamment analysées par les politiques de la recherche et de l’enseignement supérieur ainsi que par les chercheurs eux-mêmes, l’université n’est plus en mesure d’absorber au niveau national ses propres docteurs en leur conférant un emploi stable, que ce soit à cause de l’augmentation des doctorats délivrés ou des restrictions budgétaires des universités ou encore de l’absorption de la recherche par d’autres instances, publiques ou privées mais non universitaires. Parallèlement la mobilité des chercheurs, les accords internationaux, les échanges, la circulation des idées et des personnes ouvrent théoriquement des perspectives qui alimentent l’espoir de l’emploi « en migration » Mais l’embauche se trouve-t-elle vraiment à la clef de la mobilité ? Et les contacts entre les jeunes chercheurs, les enseignants, les formations par-delà les frontières de départ produisent-ils réellement l’accès à la mobilité professionnelle ? Transit-lingua voulait amorcer au cours de cette rencontre un état des lieux en France et dans les pays des partenaires sur l’avenir des jeunes docteurs dans leurs universités d’origine ainsi que l’analyse des perspectives de mobilité professionnelle que les pays offrent aux doctorants hors de chez eux dans les universités et en dehors des universités, dans le privé ou dans les carrières de cadres dans les institutions, nationales, européennes, internationales. La construction d’une banque de données internationales bien ciblée, accessible aux chercheurs en quête de poste pour éviter l’éparpillement de l’information et les faux-espoirs a également été évoquée. Le débat s’est déroulé devant l’auditoire des jeunes docteurs invités à intervenir. Ouvert par la modératrice Danielle Lévy, Université de Macerata, présidente du conseil scientifique de Transit-lingua, il a été animé par des responsables de cursus doctoraux sensibles au devenir de leurs jeunes formations dont Antony Liddicoat, du Research Centre for Languages and Cultures University of South Australia, Geneviève Zarate, de l’INALCO, présidente de Transit-lingua, Khaoula Taleb Ibrahimi de l’Université d’Alger 2, Claire Kramsch de l’University of California, Berkeley et de Jean-Paul Narcy-Combes de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. ﷯

Domaines

 

A partir d’une interrogation permanente des valeurs communes humanitaires, sociales et culturelles, on peut citer parmi les domaines d’action de TRANSIT- lingua :

 

 

Les Politiques de la ville et de l’intégration dans la reconnaissance de l’autre et de ses langues – langue, citoyenneté, professionnalisation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Politiques scolaires du partage, le français et les langues de France, la mutualisation des expériences provenant de pays différents sur le plurilinguisme

 

L’Education linguistique et civique et les changements sociaux - Partenariats et projets régionaux, nationaux, internationaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Formation à la recherche en langues, culture et plurilinguisme à la lumière de l’internationalisation

 

La Conservation et la Diffusion sous différentes formes du patrimoine linguistique dans le cadre de l’émigration de l’immigration, de la mobilité : mémoire des langues, musées et patrimoine linguistique et culturel